L’été, les vacances, entre animations, touristes et ruptures des habitudes (pour ne parler que de celles-là), l’été un moment entre parenthèses. On l’attend pour le ciel bleu, la chaleur, les familiales et/ou amicales soirées barbecue, grillades et feux d’artifices. Ses jours passent, vaguement, rapidement … là j’ai un goût d’irritation dans la gorge, rien n’est vraiment comme je l’avais espéré et pourtant rien ne va de travers, non une sorte de nostalgie à rebours, du genre il va être passé et où as-tu mis ta joie ? Un peu mangée par les difficultés générales, attention, tu as un peu trop dépensé, les sorties, au ralenti ! bouffée, la joie par une manifestation à l’ambiance exécrable qui pourtant (la manifestation) a bien marché, enfin pas trop mal. Grignotée la joie, ce soir où tu rentres seul (e) après l’effervescence d’un dîner, ces soirs où l’on a l’impression que l’on est parti sans que la fête soit finie, ça c’est terminé en queue de poisson ! Tenez, je me prépare à sortir, drôle d’impression, je ne me maquille pas, je ne m’habille pas, « je me déguise », je fais pourtant comme d’habitude ! J’ai cru que se serait l’histoire de quelques jours, un coup de blues passager, non ça s’incruste, avec ça les mimi contrariétés habituelles auxquelles tu ne prêtes qu’à peine attention, te laissent une amertume, que la plus délicieuse des glaces, que tu as mangée trop vite, évidemment, ne vient pas adoucir … et cette rengaine dans la tête, l’été sera passé comme ça, de moment attendus et un peu ratés, un peu comme un pétard mouillé.
Tailhac, la source, la souche Auvergnate !
Ca doit être l’âge ! ou alors il faudrait s’en aller quelques jours, rompre avec le quotidien, revoir mon Auvergne, laver de ses paysages calmes et silencieux, mon esprit embrumé, retrouver la source de ma vie. Tiens, cette nuit j’ai rêvé que j’apportais à ma grand’mère (qui n’est plus de ce monde depuis des lustres) un journal, comme mon petit hebdo local, de son village vieux de … ante ans ! et je lui parlais de Tailhac, de sa maison retrouvée … drôle de rêve, pour un drôle d’été où tout me semble sonner faux, même ma voix, même mon rire, surtout ma joie, elle qui me quitte si rarement !
Si vous avez un remède pour alléger tout ça, je prends ! mais surtout j’espère que ça n’est pas contagieux, comme on dit par ici « que je n’aille pas vous le charger » !