Voilà ce qu’une collègue fait de mon intimité si durement protégée et tenue secrète jusqu’alors …. Mais pour les espèces communes, l’animal de la rue (de la rue, mais de là-bas tout de même !) enfin, la visite vaut le détour ! (entre parenthèse “de la rue” voire Delarue, un autre qui “entre” je dirais même plus “fait du “rentre-dedans” dans l’intimité de ses congénères… le nouveau psy d’la2 !!! ne plus dire “la psychologie de comptoir”, dire “la psychologie Delarue” (dans tous les sens …), larmes de crocodiles comprises, décidément nous ne sortons pas de l’espèces reptilienne, et rampante !)
LE BUGUE. –L’Aquarium du Périgord noir vient d’ouvrir un nouvel espace. Bienvenue à Iguana Parc
Dans l’intimité des iguanes
:Titia Carrizey-Jasick
Passés les kiosques sur pilotis qui abritent les espèces piscicoles de contrées exotiques, l’atmosphère est presque inquiétante. Dans un premier temps, la brume fait luire d’une lumière étrange les feuillages d’une nature luxuriante derrière laquelle apparaît une haute palissade de bois. Peu à peu, le décor se dévoile? Un décor fait pour l’aventure, qui rappelle incontestablement l’ambiance créée pour le village originel de King Kong ou encore les péripéties d’Indiana Jones. Et le nom de ce nouvel espace abonde en ce sens. Iguana Park, c’est la dernière réalisation de l’Aquarium du Périgord noir, au Bugue, qui fête cette année ses vingt ans d’existence. Un univers à la fois mystérieux et dépaysant, avec des espaces aux noms évocateurs : le couloir aux lézards, la plage aux tortues, la mine aux serpents, le jardin des brumes ou encore la serre aux varans. Il y règne une chaleur tropicale, diffusée pour le confort des nouveaux pensionnaires des lieux, comme pour la mise en condition des visiteurs. Le voyage surprend et se veut même spectaculaire. Face aux iguanes rhinocéros, devant les lézards à collerettes rendus célèbres par « Jurassic Park », les basilics (lézards Jésus-Christ qui courent sur l’eau), ou en tête à tête avec une femelle python molure de 4,50 mètres, la visite prend évidemment une tout autre dimension.
Des tableaux vivants. « Nous voulions marquer le coup pour cet anniversaire, explique Laurent Corbel, gérant du site. Il y a deux ans, grâce à la présence de Thierry, nous avons essayé de lancer des animations avec les reptiles. Un essai transformé puisque ces rendez-vous spécifiques auront été largement plébiscités par les visiteurs. Cela nous a encouragés à la création d’un « parc dans le parc » entièrement dédié à ces espèces venues d’ailleurs, toujours d’animaux à sang-froid, pour lesquels nous avons réalisé un environnement particulier. Pour l’aspect visuel, nous avons privilégié, surtout en ce qui concerne les serpents, le côté pictural de la présentation, afin de présenter des scènes hautes en couleurs. » Tout en cheptel venu principalement d’Amérique du Sud et d’Asie, qu’il aura fallu ici composer en partant du néant. La « chasse » a duré tout l’hiver? 120 spécimens pour une trentaine d’espèces, achetés à des particuliers qui voulaient s’en débarrasser. L’aménagement du site, pour lequel l’investissement se chiffre à 350 000 euros, a par ailleurs généré quatre nouveaux emplois spécialisés à l’année.
130 000 visiteurs attendus. Avec ce nouvel espace, le temps de visite de l’Aquarium s’allonge désormais de 2 à 3 heures. « C’était aussi le but du jeu, poursuit Laurent Corbel. Aux côtés des poissons de nos rivières et des animations, telles les plongées dans les bacs à ciel ouvert, ou encore le nourrissage des carpes koï dans les bassins tactiles, qui remportent toujours le même succès, nous pouvons proposer autre chose, notamment aux groupes scolaires. « Une stratégie également économique : en moyenne, l’Aquarium du Bugue recense 120 000 visiteurs par an ; il en espère sans optimisme débridé 130 000 pour 2008, en tablant sur l’effet curiosité en ce qui concerne le tourisme local. » Une redynamisation qui comprend un volet par ailleurs scientifique et gestion durable de la planète. Tout d’abord avec la place gagnée sur la « plage » pour les tortues de Floride.
Espèces protégées. L’Aquarium relance en ce domaine son programme « centre d’accueil » pour les particuliers qui se seraient laissés tenter par des animaux de quelques centimètres à leur acquisition, mais irrémédiablement condamnés à grandir et à développer une réelle voracité. Avec les iguanes ensuite, au travers d’un programme international de sauvegarde des « rhinocéros », en voie d’extinction. En relation directe avec les associations protectrices de cette espèce en Amérique centrale, les experts buguois ont entamé un programme de reproduction scientifique. Le mâle a à sa disposition un joli harem? On attend depuis la fin de l’hiver qu’il se mette à l’?uvre pour remplir son rôle d’étalon. Sur les bords de la Vézère, tout est techniquement prêt pour accueillir les éventuels nouveaux nés. Les innovations exceptionnelles ne s’arrêtent pas aux conjectures de la virilité de Monsieur Iguane : on attend sous peu l’arrivée d’une guest star rare : un python réticulé albinos en provenance directe de Malaisie.