Trois jours, quatre ? peut-être ! quand on apprécie on compte mal. Quelques jours de vacances, ça n’est pas le mot juste puisque la retraite n’est en fait qu’une longue vacance. Ce qui ne veut pas dire que l’on reste oisif, d’où le plaisir de prendre un peu de repos. Devant de la cheminée, (derrière ce serait difficile), un châle sur les épaules, un plaid sur les jambes, le petit chien sur le plaid. J’ai oublié les chaussettes, ah les bonnes grosses vieilles chaussettes, d’homme ! le luxe de la paresse une journée de pluie, grise, triste. Pour compléter le tableau, il faut une petite table, ou un pouf avec : un bouquin, des mots croisés, un tricot (non pas un de plus, des aiguilles avec des mailles en laine, et de temps en temps on tricote un rang ou deux, on tient l’ouvrage à bout de bras, pour voir si ça a monté ou l’effet de l’effet) un magazine, people si possible, une tasse de tisane (vide), une boîte à gâteaux (pleine), une chaîne de télé spécialisée en redif de séries années 60-70, un coussin près de la tête, comme dans le train, qui tient mal entre nos deux oreilles (celle du fauteuil et la mienne). Le top c’est quelqu’un qui arrive en disant : “tu veux encore une tasse de tisane bien chaude ?” mais c’est rare ! C’est plutôt : “bon, tu comptes passer la journée là, comme ça ?” on oublie, le top c’est de se déranger … on oublie, le top c’est la bouilloire à portée de mains. Hummmmm !
“Bon, si on allait ramasser des châtaignes pour faire notre confiture.”
C’est bien aussi !